Deux séances pour régler des monoplaces complexes
Haas F1 va également débuter une nouvelle ère ce week-end avec le lancement de la saison 2026, qui marque l’arrivée d’une réglementation intégralement nouvelle. Pour l’équipe américaine, c’est aussi le début d’un partenariat renforcé avec Toyota Gazoo Racing.
Quant à Esteban Ocon, il va découvrir une nouvelle ère de la Formule 1, lui qui fêtera ses dix ans dans le paddock cet été, puisqu’il avait débuté en Belgique en 2016 chez Manor. Il se félicite du travail accompli cet hiver chez Haas pour préparer la saison et sa révolution technique.
“La première course d’une nouvelle saison est toujours un moment excitant pour tout le monde. Ces nombreux mois de dur labeur seront enfin mis à l’épreuve, et je suis personnellement très enthousiaste à l’idée de relever ce nouveau défi et de reprendre la compétition” a déclaré Ocon.
“L’ensemble de l’équipe a fourni un effort monumental pour préparer la voiture pour Fiorano, Barcelone, puis Bahreïn. Nous avons eu quelques semaines d’essais réussies, et l’équipe peut être très fière d’elle-même.”
“Commencer la saison en Australie est toujours un défi à cause du long voyage et du décalage horaire, mais c’est un événement tellement formidable et Melbourne est une ville tellement cool avec une énergie incroyable. Le tracé de l’Albert Park est un circuit urbain unique, bosselé et complexe, ce qui sera intéressant avec cette nouvelle génération de voitures.”
“J’ai hâte de commencer à Melbourne et de voir comment nous nous situons par rapport à la concurrence. Dans une bataille serrée au milieu de tableau, la régularité sera la clé, donc nous viserons à maintenir notre élan et à prendre un bon départ pour la saison.”
Ollie Bearman est lui aussi prêt pour une deuxième saison en catégorie reine, et il est impatient de découvrir ces nouvelles voitures, en plus du fait de pouvoir oublier une édition 2025 très difficile du Grand Prix pour lui, avec des débuts marqués par des erreurs.
“Bien que l’intersaison ait été courte, j’ai l’impression que cela fait longtemps que nous attendons avec impatience de voir les véritables performances de cette nouvelle génération de Formule 1.”
“Pour l’équipe, ce fut un travail titanesque ; beaucoup ont déjà été éloignés de chez eux pendant plusieurs semaines, travaillant à toute heure sur plusieurs fuseaux horaires pour s’assurer que notre programme d’essais soit fluide et productif, et pour cela, je les remercie de tout cœur.
“Les essais de pré-saison ont apporté des réponses à bon nombre de nos questions, et bien qu’il reste encore beaucoup à apprendre, je pense que nous travaillons sur des bases solides. Je suis arrivé à Melbourne au cours du week-end pour contrer le décalage horaire rapidement et aussi pour avoir la chance de découvrir un peu cette ville incroyable.”
“Le circuit d’Albert Park est un tracé phénoménal qui va vraiment nous pousser dans nos retranchements, et il est impératif que nous restions fiables et constants lors de ces premières courses. L’année dernière a été une expérience d’apprentissage du début à la fin pour moi, mais après 12 mois, je me sens pleinement armé pour le week-end à venir, j’ai hâte d’y être.”
Ayao Komatsu, le team principal de Haas, explique que le principal défi en Australie sera de s’adapter au tracé, mais surtout de comprendre la gestion de l’énergie en trois heures de roulage. D’autant que le circuit de l’Albert Park sera compliqué sur ce point, par rapport au tracé de Bahreïn.
“Tout le monde est impatient pour cette première course de cette toute nouvelle ère réglementaire, et le milieu de tableau va être très compétitif. Je ne pense pas que quiconque sache exactement où il se situe, mais en ce qui me concerne, nous avons eu une très bonne préparation d’avant-saison” a noté Komatsu.
“La fiabilité était au rendez-vous, nous avons continué à apprendre sur la voiture, à comprendre le règlement et à gérer l’énergie. Cependant, c’est une tout autre paire de manches de passer de six jours d’essais sur un seul circuit à Melbourne, où il faut être d’attaque dès les premiers essais libres.”
“Ce que nous faisions en une demi-journée à Bahreïn, nous devons essentiellement le réaliser en deux runs lors des EL1 ; c’est le grand défi cette année. Même en passant de Barcelone à Bahreïn, on peut voir à quel point les différentes exigences des circuits feront une grande différence dans la façon de préparer les qualifications par rapport aux années précédentes.”
“Le circuit de Melbourne, en termes de récupération d’énergie, ce qui est critique cette année, va être beaucoup plus exigeant que celui de Bahreïn. Je pense que nous nous attendons tous à un défi immense, mais nous nous préparons aussi bien que possible. En Q1, la gestion du trafic avec 22 voitures, que ce soit lors du tour de sortie ou en général, représentera un défi de taille.”
“Je suis convaincu qu’avec ce que nous avons accompli lors des essais de pré-saison et la performance de notre voiture, si nous maîtrisons les bases et exécutons bien notre plan, nous devrions être en mesure de rivaliser là où nous le souhaitons, c’est-à-dire au moins dans le milieu de tableau, et si possible vers le haut de celui-ci.”
“Il y a beaucoup d’excitation, mais aussi de l’anticipation. C’est certain, nous découvrirons quelque chose auquel nous n’avions pas pensé, ou une surprise, mais comme toujours, il nous faudra simplement réagir rapidement, ce sera un test de grande ampleur.”
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